Cette carte fait partie d’un ensemble de 20 cartes animées

Voir série : La Première Guerre mondiale 1914-1918

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L’Europe au lendemain de la Première Guerre mondiale

Cette carte fait partie d’un ensemble de 20 cartes animées portant sur La Première Guerre mondiale 1914-1918


Après plus de quatre ans d’une guerre dévastatrice et synonyme de déclin de la puissance européenne dans le monde, les quatre grands vainqueurs : France, Royaume-Uni, Italie et États-Unis, redessinent les frontières du continent lors de différents traités signés en 1919-1920.

Défaits, les empires autoritaires s’effondrent. Le premier à s’écrouler est l’empire russe. Pour mettre fin à la guerre, Lénine signe le traité de Brest-Litovsk en mars 1918 et abandonne de nombreux territoires à l’ouest.

Au centre de l’Europe, ce sont les empires allemand et austro-hongrois qui disparaissent : par le traité de Versailles, l’Allemagne est amputée de plusieurs régions et la Prusse orientale se trouve coupée du reste du territoire. L’empire austro-hongrois est, quant à lui, démantelé par les traités de Saint-Germain-en-Laye et de Trianon ; les régions perdues sont nombreuses, tandis que l’Autriche et la Hongrie, aux superficies désormais très réduites, deviennent deux États distincts.

L’empire ottoman, enfin, lui aussi disloqué, ne conserve en Europe qu’une mince assise territoriale.

Au nom du principe des nationalités, affirmé notamment dans les « quatorze points » du président des États-Unis, Wilson, certains peuples, auparavant minorités nationales dans les empires défunts, ont droit à un État indépendant au terme des traités.

Ainsi, au nord, la Finlande et les Pays baltes : Estonie, Lettonie et Lituanie, sont-ils constitués ; la Pologne, disparue depuis la fin du XVIIIe siècle, renaît ; enfin deux nouveaux États multinationaux, sont constitués : la Tchécoslovaquie qui rassemble des Slaves du nord : Tchèques et Slovaques et la Yougoslavie qui regroupe les Slaves du sud : Slovènes, Croates et Serbes.

Certains pays, dans le camp des vainqueurs, agrandissent leur territoire : la France recouvre l’Alsace-Lorraine, l’Italie acquiert le Trentin et Trieste, la Roumanie rattache la Bessarabie et la Transylvanie, le Danemark rattache le nord du Schleswig, tandis que la Grèce s’agrandit au détriment de la Bulgarie et de la Turquie.

Démocratie libérale et sécurité collective semblent triompher à l’issue du conflit. Dans les nouveaux États, des régimes parlementaires, fondés sur le suffrage universel, sont instaurés, à l’exemple de la République de Weimar en Allemagne, et au cours des négociations de paix, le président américain, a affirmé la nécessité du désarmement et du règlement des conflits par la voie diplomatique dans le cadre d’une Société des Nations (SDN) dont le pacte est intégré aux traités.

Pourtant, ce remodelage de l’Europe, opéré par les traités, est aussi le fruit de la politique de puissance des vainqueurs, notamment de la France, qui veut, au nom de sa sécurité, affaiblir l’Allemagne, tandis que la création des nouveaux États n’a pas permis de résoudre tous les problèmes de minorités nationales.