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Les luttes anti-coloniales

Cette carte fait partie d’un ensemble de 10 cartes animées portant sur Histoire de l’Inde contemporaine


Trois grands mouvements marquent la période du nationalisme de masse entre 1914 et 1947 : la non-coopération, la désobéissance civile, le Quit India.

Sous l’inspiration de Gandhi, rentré d’Afrique du Sud en janvier 1915, de nouveaux mots d’ordre et modes de protestations anti-coloniales non violentes émergent, basés sur la non-violence : le satyagraha ou lutte pour la vérité, le hartal - la grève -, le asahyog – la non-coopération. Ces protestations qui touchent l’ensemble du pays sont portées principalement par le parti du Congrès.

Dès 1919, l’adoption du Rowlatt Act provoque la colère. Cette législation issue de la période de guerre dispense des procédures judiciaires ordinaires et permet d’emprisonner sans procès. Face à la forte résistance qui se manifeste dans de nombreuses grandes villes, la réponse britannique est brutale, elle culmine dans le massacre des civils à Amritsar.

Dans les années 1920, les demandes de réformes se durcissent et débouchent sur le mouvement de non-coopération. Non-violent dans son principe, ce mouvement invite les étudiants à quitter écoles et universités, les élites à retourner leurs titres et honneurs, les fonctionnaires à démissionner. Les musulmans, violemment opposés au gouvernement britannique à cause du démembrement de l’empire Ottoman, se joignent alors aux hindous. Mais la mise à mort de policiers par la foule en 1922 à Chauri Chaura décide Gandhi à cesser cette forme de résistance.

La rhétorique du nationalisme cherche à unir les Indiens des diverses classes sociales par des nouveaux symboles tels le drapeau national ou les chansons patriotiques. Le satyagraha à Nagpur en 1923 en est une illustration, les Indiens y affirment leur droit de hisser leur nouveau drapeau national dans les lieux publics.

Au début de l’année 1930, Gandhi lance le mouvement de désobéissance civile qui exige désormais l’indépendance. Ce mouvement s’ouvre par une marche de Gandhi de plus de 380 km, depuis son ashram jusqu’à la mer, pour récolter du sel, en violation des lois britanniques qui l’interdisaient.

Le mouvement de désobéissance civile atteint une grande partie du sous-continent ; les femmes y participent largement avec des étudiants, des paysans pauvres et des membres des classes moyennes victimes de la grande dépression économique. Les actions vont des piquets de grève et du refus de payer les impôts, à la destruction par le feu des produits importés de l’étranger.

Cette fois-ci, la participation musulmane est faible, à cause d’une décennie d’affrontements violents entre hindous et musulmans.

Les promesses britanniques de réformes ne satisfont plus les partis nationalistes. Le 8 août 1942, Gandhi lance l’ultimatum « Quittez l’Inde » aux Britanniques.

Le mot d’ordre « Agit ou Meurt » provoque une vague de violences au cours de l’été 1942 à Bombay, Calcutta, Delhi, mais également dans de nombreuses villes provinciales.

Ces manifestations sont réprimées, mais elles démontrent la vulnérabilité de l’État colonial, affaibli par la Seconde Guerre mondiale et la progression des troupes japonaises en Asie du Sud-Est.  

Désormais l’indépendance de l’Inde apparait proche.