Cette carte fait partie d’un ensemble de 18 cartes animées

Voir série : Le Proche-Orient depuis le début du XXe siècle

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Poursuite du conflit israélo-palestinien

Cette carte fait partie d’un ensemble de 18 cartes animées portant sur Le Proche-Orient depuis le début du XXe siècle


Utilisé par les États arabes comme élément de marchandage pour le règlement des contentieux territoriaux avec Israël, le conflit israélo-palestinien a, jusqu'à la fin des années 1980, largement été occulté par les conflits israélo-arabes.

La guerre de 1967 a consacré la tragédie palestinienne avec l'occupation de la Cisjordanie et de Gaza par Israël.

Durant vingt ans, c'est de Jordanie, de Syrie, mais surtout du Liban, que les militants palestiniens, dont la plupart sont ralliés à Yasser Arafat, chef de l'OLP, mènent la lutte.

À partir de décembre 1987, un soulèvement populaire dans les territoires occupés, appelé « Intifada », prend la relève. Tandis que de nouveaux groupes radicaux palestiniens apparaissent, l'OLP s'engage dans la voie diplomatique à partir des territoires.

L'heure est en effet aux négociations, soutenues par la communauté internationale. En 1991, au lendemain de la première guerre du Golfe, la Conférence de Madrid témoigne de l'engagement américain à mettre fin aux tensions au Proche-Orient.

En 1993, des accords négociés à Oslo marquent le début d’un processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Ils prévoient, sur une période intérimaire de cinq ans, la formation d’une Autorité Nationale palestinienne et l’instauration d’une autonomie sur une partie de Gaza et de la Cisjordanie appelée zone A. Une zone B doit faire l’objet d’un contrôle mixte israélo-palestinien, tandis que le reste du territoire dit zone C demeure sous contrôle israélien.

Dans un contexte tendu, alimenté par la poursuite de la colonisation juive, des élections générales palestiniennes portent en janvier 1996 Yasser Arafat à la présidence de l’Autorité palestinienne, installée à Gaza.

En mai 1996, la victoire de la droite aux élections législatives israéliennes témoigne de l'incrédulité des Israéliens vis-à-vis du processus de paix, qui n’a pas mis fin à la violence.

La défiance entre les deux camps marque les discussions sur les questions les plus délicates qui ont été renvoyées à la fin du processus de paix : les frontières du futur État palestinien, le droit au retour des réfugiés et le très sensible statut de Jérusalem. Par deux fois, les pourparlers échouent à camp David aux États-Unis en juillet 2000 puis en janvier 2001 à Taba en Égypte.

En septembre 2000, éclate une nouvelle Intifada. Bien plus violente que la première, elle conduit progressivement à la réoccupation brutale des villes palestiniennes par l'armée israélienne.

La crise pousse les Américains et la communauté internationale à se remobiliser. En mars 2002, l'ONU adopte la Résolution 1397, qui mentionne pour la première fois « deux États Israël et la Palestine vivant côte à côte à l’intérieur de frontières reconnues et sûres » et en avril 2003, les efforts de la diplomatie internationale aboutissent à l'acceptation, par les deux parties, d'une « Feuille de route » pour la paix.

Mais l’incessante confrontation entre les groupes radicaux palestiniens et l’armée israélienne éloigne l’espoir de paix tandis qu’Israël a entrepris, dans un objectif sécuritaire, la construction d’une barrière de séparation qui empiète sur l’intérieur de la Cisjordanie.