Cette carte fait partie d’un ensemble de 18 cartes animées

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La Palestine mandataire

Cette carte fait partie d’un ensemble de 18 cartes animées portant sur Le Proche-Orient depuis le début du XXe siècle


En Palestine, le projet d’un foyer national juif annoncé par Lord Balfour inquiète les Arabes. Un véritable nationalisme palestinien prend forme, rassemblant Chrétiens et Musulmans, et se radicalise à mesure que se développent les revendications sionistes.

Lorsque le Mandat britannique sur la Palestine, réclamé par les sionistes, est établi, les Anglais donnent des assurances aux Arabes, notamment en limitant l'immigration juive qui restera relativement faible, dans un premier temps.

Mais les Arabes refusent de participer aux institutions de « libre-gouvernement » qui leur sont proposées. De son côté, la communauté juive prône de plus en plus l’exclusion des Arabes dans l'organisation sociale et économique qui se met en place.

En 1929, des heurts violents ont lieu entre Musulmans et Juifs à propos du statut du Mur des Lamentations à Jérusalem. Ce conflit d'ordre religieux témoigne de la montée des tensions.

L'avènement de Hitler au pouvoir en 1933 modifie encore les données en provoquant une immigration massive des Juifs d'Europe, dont les capitaux permettent de dynamiser considérablement le foyer national juif.

Les inquiétudes arabes se manifestent, en premier lieu contre les Britanniques, jugés responsables. En 1936 éclate une véritable révolte, qui s’accentue lorsqu’une commission, désignée par Londres, conclut à l’impossibilité de la cohabitation entre Juifs et Arabes et préconise la création de deux Etats séparés, tandis que Jérusalem resterait sous administration britannique. La révolte n'est matée qu'en 1938 et ses principaux chefs sont exilés.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les solutions engagées pour résoudre le problème palestinien - limitation de l'immigration juive et des transferts fonciers dénoncés par les Arabes - conduit cette fois la droite sioniste à mener une lutte armée contre les Britanniques, tandis que d’autres sionistes recherchent le soutien des États-Unis.

Après la révélation de l'Holocauste en Europe, le Président Truman soutient les positions sionistes, mais refuse de participer à l'administration de la Palestine.

Devant l'échec de leur politique, les Britanniques confient en février 1947 le règlement du dossier palestinien aux Nations Unies.