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Les routes de l’Atlantique Nord avant Christophe Colomb

Cette carte fait partie d’un ensemble de 17 cartes animées portant sur Les Grandes Découvertes


Avant Christophe Colomb, les côtes de l’Amérique ont été atteintes par d’autres marins européens qui y ont parfois laissé des traces. Toutefois, l’exploit maritime réalisé par quelques centaines d’hommes n’a pas eu de prolongement.

À partir du IXe siècle, les navigateurs scandinaves, principalement les Norvégiens, s’aventurent très loin à l’ouest dans l’Atlantique.

Par les îles Féroé, ils atteignent l’Islande où les premiers colons s’établissent aux alentours des années 870.

Dans la deuxième moitié du Xe siècle, les Vikings fondent plusieurs communautés de peuplement sur les côtes sud du Groenland.

Les sagas, qui seront écrites deux siècles plus tard par les moines islandais, relatent des expéditions vers des terres situées encore plus à l’ouest : l’Helluland, le Markland ou le Vinland qui correspondent probablement à la Terre de Baffin, au Labrador et à Terre-Neuve.

Sur cette dernière île, les découvertes archéologiques faites dans l’Anse aux Meadows semblent confirmer que les Vikings ont atteint ces régions aux alentours de l’an 1000.

La période de refroidissement climatique qui commence au XIVe siècle, conduira à la disparition des implantations scandinaves du Groenland et le souvenir de ces routes à la lisière des zones polaires s’estompera.

Au cours du XVe siècle, la consommation de morue connaît une forte croissance en Europe et des pêcheurs portugais, basques, bretons ou anglais suivent les bancs de poissons toujours plus loin dans l’Atlantique nord.

Au milieu du siècle, ils pêchent couramment au large des côtes islandaises, puis à compter des années 1470, ils fréquentent les rivages nord américains, particulièrement ceux de Terre-Neuve.

Basques, Bretons et Anglais traversent l’Atlantique plein ouest pour gagner ces zones de pêche, tandis que les Portugais viennent par le sud depuis les Açores.

Mais pour l’heure, nul ne voit dans ces terres aperçues au fond de l’Atlantique la promesse d’un nouveau continent.