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Les aventures maritimes des navigateurs portugais et espagnols

Cette carte fait partie d’un ensemble de 17 cartes animées portant sur Les Grandes Découvertes


Au XVe siècle, les marins portugais et espagnols osent s’aventurer sur les mers au-delà de l’horizon connu. Leurs exploits bouleversent l’image que les Européens ont du monde et ouvrent la voie au mouvement de la mondialisation.

L’impulsion est donnée par le Portugal, où le prince Henri le Navigateur, organise l’exploration des côtes africaines, à la recherche de richesses et d’or.

Le véritable inconnu commence au Cap Bojador. En allant plus loin, les marins craignent de ne pas pouvoir revenir de ce qu’ils appellent la « Mer des ténèbres ».

L’obstacle est finalement franchi par Gil Eanes en 1435. Cette victoire sur la peur marque un tournant et pendant plus de 50 ans les marins portugais progressent méthodiquement le long de la côte africaine, chaque nouvelle expédition ayant comme objectif d’aller un peu plus loin que la précédente.

C’est au cours de l’année 1487 qu’une expédition commandée par Bartolomeu Dias atteint enfin l’extrémité sud de l’Afrique et relève la position du Cap de Bonne-Espérance.

Dix ans plus tard, en 1497, grâce aux connaissances acquises en matière de navigation lointaine, les Portugais tentent de gagner l’Inde par la mer en faisant le tour de l’Afrique.

Les 4 navires de l’expédition commandée par Vasco de Gama franchissent le cap de Bonne-Espérance, puis remontent le long de la côte orientale de l’Afrique. Vasco de Gama constate qu’il existe une importante activité commerciale entre les pays qui bordent l’océan Indien. Grâce à un pilote recruté à Malindi, les Portugais gagnent facilement les côtes de l’Inde, entrent en contact avec le souverain de Calicut puis rentrent à Lisbonne.

La découverte de cette nouvelle route maritime permet au Portugal de capter à son profit une grande part du commerce des épices entre l’Asie et l’Europe.

En 1492, cinq années avant ce voyage de Vasco de Gama, un autre marin européen - Christophe Colomb -  pense qu’il est possible d’atteindre l’Asie en naviguant vers l’ouest et obtient l’appui des souverains espagnols pour lancer une expédition à travers l’Atlantique.

Après une escale aux Canaries, les 3 navires mettent le cap plein ouest au début du mois de septembre. Après plusieurs longues semaines de navigation, l’équipage menace de se mutiner quand la flotte aperçoit enfin une terre. C’est une île, elle est habitée et Christophe Colomb persuadé d’être tout proche des Indes donne le nom d’Indiens aux habitants.

Les 3 bateaux naviguent pendant deux mois dans la mer des Antilles et découvrent d’autres îles comme Cuba et Saint-Domingue.

Dans les années qui suivent, Christophe Colomb et d’autres navigateurs européens traversent à nouveau l’Atlantique. Progressivement, les cartographes comprennent que les terres visitées ne sont pas des îles au large de l’Asie, mais constituent un continent jusqu’ici insoupçonné des Européens. Le nom Amérique est donné à ce continent.

En 1519, 15 ans après le dernier voyage de Christophe Colomb, Magellan, un navigateur portugais qui s’est mis au service de l’Espagne, entreprend à son tour un voyage pour atteindre l’Asie en partant vers l’ouest.

Magellan connait maintenant l’existence de l’Amérique et cherche une route qui passe par le sud.

Pendant un premier arrêt de 5 mois dans la baie de San Julian pour attendre la fin de l’hiver austral, l’un des bateaux fait naufrage.

Repartie au mois d’août, la flotte découvre un passage vers l’ouest. L’un des bateaux fait alors demi-tour et les trois navires restants découvrent l’océan Pacifique le 27 novembre.

La traversée du Pacifique est extrêmement longue et éprouvante. Après trois mois et demi de navigation, les équipages, minés par la faim, atteignent l’archipel des Mariannes puis se dirigent vers les Philippines où Magellan est tué dans un affrontement avec des populations locales.

Compte tenu des nombreuses pertes en hommes, un des trois navires est brûlé. Les deux derniers - le Trinidad et le Victoria - atteignent l’archipel des Moluques, le but de l’expédition, le 28 novembre 1521.

Chargés d’épices, les deux navires prennent alors deux directions opposées pour le retour. Le Trinidad échouera à retraverser le Pacifique d’ouest en est, tandis que le Victoria décide de rallier l’Espagne par l’océan Indien.

Il passe le Cap de Bonne-Espérance le 18 mai, remonte l’Atlantique, fait une escale aux îles du Cap-Vert et parvient en Espagne le 6 septembre 1522, pratiquement trois ans après son départ.

Grâce à cet exploit réalisé par l’équipage du Victoria, les hommes ont maintenant la preuve qu’il est possible de faire le tour de la terre par la voie maritime.