Cette carte fait partie d’un ensemble de 17 cartes animées

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Exploration des côtes africaines par les Portugais

Cette carte fait partie d’un ensemble de 17 cartes animées portant sur Les Grandes Découvertes


Au début du XVe siècle, le commerce de l’or africain, vers la Méditerranée puis l’Europe, est l’affaire des caravanes transsahariennes.

Pour contourner ce monopole du monde musulman, les Portugais cherchent, aux alentours des années 1420, à accéder par la mer aux richesses de l’Afrique.

L’impulsion est donnée par le prince Henri le Navigateur.

La progression est lente. Au sud de l’actuel Maroc, la côte devient vide et inhospitalière. Les vents de direction nord-est sont favorables à l’aller, mais rendent difficile la navigation de retour.

Le véritable inconnu commence au Cap Bojador. Ici, la violence des courants entretient chez les marins la crainte de ne pas pouvoir revenir de la « Mer des ténèbres ».

L’obstacle est finalement franchi par Gil Eanes en 1435. Cette victoire sur la peur marque un tournant et la progression s’accélère.

Dix ans plus tard, le Cap-Vert est atteint.

À la mort d’Henri le Navigateur en 1460, les caravelles portugaises ont visité le littoral africain jusqu’à la Sierra Leone, nom donné par les marins à une étrange montagne à silhouette de lion.

Plus loin, la côte change. Elle devient plus rectiligne, prend une direction sud-est dans un premier temps, puis file plein est. Pour les navigateurs et les cartographes portugais l’extrémité de l’Afrique semble proche.

C’est le moment où cette aventure maritime change d’objectif. Désormais, le « grand dessein » qui mobilise toutes les énergies est la découverte d’une route vers les Indes en contournant l’Afrique par le sud.

En 1472, Fernando Po atteint la côte de l’actuel Cameroun et annonce la mauvaise nouvelle : le golfe de Guinée est une impasse et la côte africaine reprend une orientation nord-sud.

Sous l’autorité du nouveau roi Jean II du Portugal, les expéditions se succèdent avec, pour chacune, l’objectif de découvrir au moins 100 lieues supplémentaires de côtes, soit de l’ordre de 550 kilomètres.

L’embouchure du Congo est atteinte puis dépassée par Diogo Cão au cours de l’année 1482.

Lors d’un second voyage, Diogo Cão remonte le cours du fleuve jusqu’aux premiers rapides, puis atteint le cap Cross sur la côte de l’actuelle Namibie.

L’expédition suivante appareille de Lisbonne au mois d’août 1487. La direction en a été confiée à Bartolomeu Dias.

Celui-ci fait escale en Namibie, puis s’éloigne à nouveau de la côte pour aller chercher les vents favorables. Lorsqu’il reprend un cap nord-est, il doit naviguer longtemps avant de retrouver la terre au niveau de l’actuelle Mossel Bay.

Dias pressent qu’il a dépassé l’extrémité sud de l’Afrique, et décide, pour s’en assurer de longer un temps la côte vers l’est jusqu’à l’actuelle Great Fish River.  

Au cours du trajet de retour, il relève la position du Cap de Bonne-Espérance où se rencontrent océan Atlantique et océan Indien.

Au long de ces sept décennies d’exploration, le Portugal a établi des points d’appui et des comptoirs commerciaux. Certains sont sur les îles : île d’Arguin à hauteur de la Mauritanie, îles du Cap-Vert, Sao Tomé dans le golfe de Guinée, d’autres sont directement sur la côte africaine comme la forteresse St Georges de La Mine dans l’actuel Ghana.

Aventure de marins, la découverte des côtes africaines fut aussi une affaire d’armateurs et de marchands, comme en témoigne le nom donné aux différentes parties du littoral découvert : côte de la Malaguette, cette plante dont la graine corsée constitue un substitut au poivre, côte de l’Ivoire, côte de l’Or, côte des Esclaves.