Cette carte fait partie d’un ensemble de 18 cartes animées

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Une cité grecque : Athènes

Cette carte fait partie d’un ensemble de 18 cartes animées portant sur La Grèce antique


La cité grecque, appelée polis, est une cité-état indépendante qui partage une langue et des valeurs communes avec les autres cités grecques. Elle est le fait d’un groupe d’hommes libres pouvant participer au pouvoir, les citoyens.

À l’époque classique, il existe plusieurs centaines de cités réparties en Grèce, d’Europe et d’Asie, dans les îles et dans les colonies fondées tout autour de la Méditerranée et de la mer Noire.

Ces cités sont le plus souvent de dimension modeste. Les trois quarts d’entre elles ont un territoire inférieur à 100 km2. Quelques-unes, telles Sparte, Syracuse ou Athènes, sont cependant bien plus étendues.

La cité d’Athènes permet d’illustrer les différents éléments d’une cité-état en Grèce à l’époque classique.

Le territoire d’Athènes correspond à la péninsule de l’Attique. Comme pour l’ensemble des cités grecques, il est formé de deux éléments indissociables :

- La ville proprement dite ou asty qui concentre les fonctions politiques, militaires, religieuses et économiques.

- Et la campagne ou chôra.

Cette dernière est cultivée avec soin, elle est occupée par des fermes isolées et des villages.

La chôra est également parsemée de constructions militaires où les citoyens-soldats protègent la cité et trouvent refuge en cas de nécessité.

Dans la région du Laurion au sud de l’Attique, l’exploitation de mines de plomb argentifère génère d’importants revenus pour les finances de la cité.

À Eleusis, le sanctuaire consacré à la déesse Déméter est l’un des lieux de culte où se rassemblent les Athéniens lors des cérémonies rituelles des Mystères.

Au-delà des espaces habités et exploités, la frontière politique est marquée par des bornes. Mais les zones frontières, en particulier lorsqu’elles sont constituées de terres cultivables, sont souvent disputées entre les cités.

Athènes est située dans une petite plaine côtière drainée par le Céphise et l’Illinos. La ville, entourée de murs protecteurs, est dominée par la colline de l’Acropole.

Au début du Ve siècle, sous l’impulsion de Thémistocle, Athènes construit une puissante flotte de guerre et crée la ville du Pirée. Le site permet l’aménagement de trois ports qui remplacent l’ancien mouillage de Phalère mal adapté.

Pôle économique de la cité athénienne, Le Pirée devient rapidement le port de redistribution dans le monde grec de nombreuses denrées importées, à l’exemple du blé en provenance de la mer Noire.

Au cours des années 450, les murailles d’Athènes et du Pirée sont reliées par les longs murs pour garantir la liaison entre la ville et son port.

Durant la guerre du Péloponnèse, c’est à l’abri de ces murs que les Athéniens trouvent refuge pendant que les hoplites de Sparte ravagent les campagnes de l’Attique.

La ville est ainsi invulnérable aussi longtemps que sa suprématie navale lui garantit un ravitaillement par la mer.