Cette carte fait partie d’un ensemble de 18 cartes animées

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Migrations et langues

Cette carte fait partie d’un ensemble de 18 cartes animées portant sur La Grèce antique


Dès le VIIe millénaire av. J.-C. on repère, en Grèce, la révolution néolithique avec des bergers et des agriculteurs travaillant, entre autres, la vigne et l’olivier et ayant des relations maritimes avec les Cyclades.

Une période de lentes migrations venues du sud de l’actuelle Russie commence à la fin du IIIe millénaire av. J.-C. et se poursuit en plusieurs vagues.

Vers 2000 av. J.-C., on trouve en Crète des Minoens. Ils développent une société complexe et hiérarchisée et mettent au point plusieurs systèmes d’écriture.

Entre 2000 et 1600 av. J.-C., se succèdent trois groupes de migrants :

- Les Ioniens qui occupent l’Attique et les Cyclades.

- Les Éoliens qui s’établissent en Thessalie.

- Et les Achéens. Ils sont le groupe le plus important dans le Péloponnèse et donnent naissance à la civilisation dite mycénienne. Ces gens sont des commerçants, des pirates, des guerriers. Peut-être sont-ils à l’origine de la destruction de Troie.

- Les Doriens arrivent à l’époque du fer, vers la fin du XIIe siècle av. J.-C. Ils s’installent dans l’isthme de Corinthe, dans le Péloponnèse, en Crète, à Rhodes, au sud-ouest de l’Asie Mineure. Leur arrivée est vraisemblablement la cause de migrations d’une partie des Éoliens et des Ioniens vers les îles de la mer Égée et l’Asie Mineure.

Ces migrations de population sont à l’origine de la répartition géographique des différents dialectes :

- L’éolien et L’ionien de part et d’autre de la mer Égée.

- Le dorien dans une large part du Péloponnèse, les îles du sud et une partie de l’Asie Mineure.

- L’achéen ou arcado-chypriote dans le centre du Péloponnèse, à Chypre et sur la côte sud de l’Asie mineure.

À partir du IVe siècle avant notre ère, l’attique des Athéniens est devenu la langue littéraire commune des Grecs. Toutefois, cette langue littéraire se distingue fortement de la langue parlée commune, « la koinè », qui est influencée par d’autres dialectes ioniens.