Cette carte fait partie d’un ensemble de 28 cartes animées

Voir série : L'Europe et les Nations 1815-1914

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Les minorités nationales en 1914

Cette carte fait partie d’un ensemble de 28 cartes animées portant sur L'Europe et les Nations 1815-1914


Durant le siècle qui a suivi le Congrès de Vienne, de nouveaux États nationaux ont vu le jour en Europe. Pour autant, en 1914, au nom du principe des nationalités, nombre de populations, unies par une langue, une religion ou une histoire commune et minoritaire dans leur État, aspirent à voir reconnaître leur autonomie ou à se constituer en nation :

- Dans les Balkans, l’enchevêtrement des peuples est tel que le découpage territorial entre les États nés du reflux de l’Empire ottoman a laissé des minorités dans pratiquement chacun d’entre eux. Symbole de cette complexité, la région de la Macédoine est revendiquée par les Bulgares, les Serbes et les Grecs.

- La double monarchie austro-hongroise reste une mosaïque de peuples, pour la plupart insatisfaits du compromis de 1867. Les Tchèques aspirent à l’autonomie mais se heurtent à l’opposition des populations allemandes de Bohême qui deviendraient à leur tour minoritaires ; les Roumains et les Italiens souhaitent un rattachement aux États déjà constitués de Roumanie et d’Italie ; les Serbes et les Croates commencent à envisager un projet de regroupement des Slaves du Sud dans une grande Yougoslavie.

- Les Polonais sont dispersés entre l’Allemagne, la Russie et l’Autriche-Hongrie mais se sentent membres d’une même nation et n’ont pas abandonné le rêve de reconstituer un État.

- En Allemagne, le rattachement des Duchés et de l’Alsace-Lorraine, au moment de l’unification, a conduit à inclure, dans l’empire, des populations qui se considéraient comme danoise et française.

- Dans les vieilles nations également, cette question des minorités n’est pas absente, à l’instar du Pays basque et de la Catalogne en Espagne, ou de l’Irlande, dont le statut d’autonomie est suspendu en raison du déclenchement de la 1ère Guerre mondiale.