Cette carte fait partie d’un ensemble de 12 cartes animées

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L'or et l'argent du Nouveau Monde

Cette carte fait partie d’un ensemble de 12 cartes animées portant sur Les Empires portugais et espagnol


L’un des moteurs de la conquête du Nouveau Monde a été la soif de l’or et des métaux précieux.

Dès leur arrivée aux Antilles, puis sur le continent américain, les conquistadors espagnols pillent l’or accumulé par les Indiens, essentiellement sous forme de bijoux et d’objets de culte. L’énorme rançon en or et en argent payée en vain à Pizarro par les Incas pour la libération de leur empereur Atahualpa, puis le pillage de leur capitale Cuzco, symbolisent cette économie de la prédation.  

Mais le pillage n’a qu’un temps et progressivement, c’est la découverte et l’exploitation de gisements miniers qui permettent de soutenir l’exportation des métaux précieux vers Séville.

Les gisements aurifères sont situés principalement dans l’ouest de la Nouvelle-Grenade, la Colombie actuelle. L’exploitation, sous la forme de l’orpaillage, fait appel à des esclaves noirs transportés par des bateaux portugais jusqu’à Carthagène.

Des gisements argentifères ont également été découverts tout au long du XVIe siècle et, dès les années 1530, la valeur de l’argent extrait du Nouveau Monde excède celle de l’or.

Les principales mines d’argent se situent dans le Mexique actuel et dans les Andes.

La plus grande d’entre elles, découverte en 1545, est la mine de Potosi. Pendant près d’un siècle, plus de 100 tonnes d’argent sont extraites annuellement de la Cerro Rico, la « montagne riche » et Potosi devient, un temps, la ville la plus peuplée du Nouveau Monde.

L’exploitation de l’argent dans les Andes a été facilitée par la découverte de la mine de mercure de Huancavelica. Ce métal facilite la séparation du minerai d’argent de sa gangue grâce à la technique de l’amalgame.

C’est à la fin du XVIe siècle que les quantités d’argent d’Amérique déchargées sur les quais de Séville ont été maximales ; puis elles ont fortement décliné au cours des décennies suivantes.

Cette baisse s’explique par le fait que l’Espagne perd progressivement le monopole des échanges avec le Nouveau Monde. L’extraction elle-même reste importante tout au long du XVIIème siècle.